Dix minutes le dimanche
Tanina, la sœur aînée, est partie à Ouargla avant que Tiziri commence à travailler, et elle appelle le dimanche après-midi. C'est toujours elle qui appelle : dix minutes, et elles raccrochent en même temps. Avec Aksil, ça fait quatre ans, et il vit à Berriane, à trois quarts d'heure de voiture vers le nord ; ils se voient les jours de repos d'elle, deux ou trois fois par mois, et ni l'un ni l'autre ne trouve que ce soit peu. Chez les siens, les distances comme ça se considèrent normales.







